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Vie associative


COORDONNEES DES RESPONSABLES APICOLES DE MOSELLE

ABRESCHVILLER
EBERHARDT Philippe 28, Route de Réchicourt 57815 GONDREXANGE 06 07 19 58 48
BITCHE STEINER Gaston 22, Grand'Rue 57620 LEMBERG 03 87 06 40 22 gaston.steiner@transport.alstom.com BOULAY BECKER Gérard 17, Rue de l'Eglise 57220 ROUPELDANGE .03 87 79 23 86 gerard.maguite@wanadoo.fr BOUZONVILLE MULLER Daniel 3,Rue du Moulin 57320 NEUNKIRCHEN LES BOUZONVILLE 03 87 35 52 81 raymond.muller@aol.fr
CHÂTEAU SALINS KLOTZ Dominique 97, Rue des Sapins 57670 HONSKIRCH 03 87 01 21 38
CREUTZWALD MAZZOLINI Eugène 8, Rue de la Roche Posay 57550 FALCK 03 87 82 11 69
DABO BANISCH Daniel 6,Rue du Ruisseau LA HOUBE 57850 DABO 03 87 08 80 50
DIEUZE FRANCOIS Bernard 538, Chemin Royal 57260 DIEUZE 03 87 86 80 44
FAULQUEMONT FRANCK Remy 4, Rue des 3 Jardins 57380 GUESSLING HEMERING 03 87 94 16 84 FENETRANGE BERTSCHY Martin 20, Rue de la Porte d'Allemagne 57930 FENETRANGE 03 87 07 60 71 rucherduchateau@wanadoo.fr
FORBACH GEHRING Dominique 7A, Rue des Ecoles 57600 FOLKLING 03 87 87 33 53
FREYMING MERLEBACH
ZIMMER Etienne 3, Rue de la Chapelle 57470 HOMBOURG HAUT 03 87 04 40 72 LUTZELBOURG FUSS Freddy 159, Rue Rotenacker 57820 GARREBOURG 03 87 25 37 40 .06 80 27 12 61
METZ GLIN Jean 21,Rue St Sigisbert 57050 LE BAN ST MARTIN .06 62 82 64 63
MORHANGE
SCHMIDT Charles 2, Rue Pasteur 57340 MORHANGE 03 87 86 21 63 gisele.schmidt@wanadoo.fr
N/O MOSELLAN WERNET Raymond 127, Rue Ppale 57330 ZOUFFTGEN 03 82 83 44 95 wernet-r@yahoo.fr PHALSBOURG JANES Charles 10,R Roche plate Bois de Chêne Bas 57370 PHALSBOURG 03 87 24 31 12 ch.jns@wanadoo.fr
ROHRBACH LES BITCHE CLAUS Jean Marc 1, Rue des Roses 57905 WITTRING 03 87 02 03 67
SARRALBE SCHOUMACHER Claude 13, Rue du Stade 57430 LE VAL DE GUEBLANGE 03 87 01 23 08 schoumacher.claude@tele2.fr
SARREBOURG GASSER Jean Paul 9, Rue de Verdun 57400 SARREBOURG 03 87 03 13 25 jpgasser1@club-internet.fr
SARREGUEMINES KUNTER Paul 3, Rue du Forst 57200 SARREGUEMINES 03 87 95 78 34
St AVOLD
PISTER Louis 20, Rue de la Forêt 57500 St AVOLD 03 87 92 37 72
THIONVILLE BORNOVILLE Jean 48, Rue de Meilbourg 57100 THIONVILLE 03 82 53 73 90
VALLEE DE LA FENSCH LOUIS Edgard 13, Rue St Denis 57700 NEUFCHEF 03 82 84 10 67

L’apiculture tient une place à part dans le monde agricole français. 76 000 apiculteurs ont moins de 10 ruches. L’intérêt écologique de l’abeille n’est plus à démontrer. L’apiculture française vit une période difficile : vieillissement de la profession, persistance de la varroase, transformation des biotopes, traitements phytosanitaires, remembrements. Elle souffre aussi des difficultés liées au marché du miel, des prix trop bas des miels importés, produits hors CEE.
UN PEU D’HISTOIRE
Se pratiquant depuis des millénaires, la cueillette de miel est immortalisée dans les peintures rupestres dans les grottes du Hoggar datant de plus de sept mille ans. Remplaçant « les chasseurs de miel », l’apiculture peut se définir comme étant l’art d’élever et de soigner les abeilles en vue d’obtenir régulièrement de la cire et du miel, deux produits irremplaçables jusqu’à l’époque moderne.
Les abeilles émerveillent l'homme. Leur sociabilité, leurs travaux et le zèle qu'elles y emploient deviennent des modèles pour la société humaine

Selon la mythologie grecque, Zeus, père des dieux, est nourri durant son enfance par le miel des abeilles...
Si Platon célèbre l’apiculture dans son Histoire Naturelle, Virgile, dans le Livre IV de ses Géorgiques qui est consacré aux abeilles, écrit : « certains, d’après ces signes et après avoir suivi ces exemples, dirent que les abeilles avaient une part d’intelligence divine et qu’elles puisaient dans l’éther ».
La religion chrétienne n’est pas en reste. L’apiculture est l’apanage réservé des religieux séculiers, mais surtout des abbayes où les moines tirent des revenus très substantiels de leurs ruchers.
Jusqu’au début du 20° siècle, la cire est rare. Compte tenu de son prix élevé, elle est réservée essentiellement aux maisons nobles ou fortunées. Elle sert à fixer et authentifier les actes civils et religieux (sceau de cire), à l’éclairage des cérémonies civiles majeures et surtout aux cérémonies religieuses. Les cierges de cire d’abeilles restent une des seules sources de lumière possibles ayant « une odeur agréable à Dieu et aux hommes » en regard du suif ou des huiles plus ou moins nauséabondes et fuligineuses. Le culte catholique nécessite ainsi d’énormes quantités de cire d’abeille, fournies par les congrégations religieuses.
Le miel, lui, représente le seul moyen du plaisir gustatif. Il est rare, difficile à récolter, pressé à mains nues, chargé de débris. Après décantation, pâteux ou solide, il permet de sucrer les aliments, (la cuisine du moyen age est très sucrée), confectionner des gâteaux, de réaliser des boissons alcoolisées : ambroisie « des dieux », hydromels, de soigner plaies et maux divers par cataplasmes ou prises buccale pure, coupé avec du vin, additionné de divers ingrédients d pour former le « thériaque » souverain
Saint Bernard, sainte Cécile, saint Pierre Nolasque, saint Jean Chrysostome sont parfois représentés avec une ruche d’abeilles,« symbole de la douceur et de l’efficacité de leurs paroles ». Saint Ambroise est surnommé « docteur à la bouche de miel »
EN ALSACE LORRAINE
Dès le XVIe siècle apparaissent les premières ruches en paille. La plus grande évolution de l’apiculture, par osmose, indissociable alsacienne et mosellane, se produit après 1789.
AU 19 ° SIECLE
Lors des guerres opposant l’Empire Français au Royaume-Uni, PITT fait promulguer le 16 mai 1806, un décret ordonnant le blocus maritime de l’Europe.
En 1807 Napoléon réplique par le blocus continental interdisant tout commerce avec le Royaume-Uni. Le commerce entre le continent européen et leurs colonies devient quasi impossible et les produits entrent à prix élevé par contrebande. Le sucre de canne devient très difficile à trouver, son prix est multiplié par sept entre 1805 et 1811.
En attendant le sucre de betterave, et dans le dessein d’encourager la production de miel, produit de substitution indispensable, Napoléon Bonaparte, Premier Consul, ordonne en 1804 un recensement annuel du nombre de ruches présentes dans la République. Chaque propriétaire déclaré recevra de l’Etat une prime de deux francs par colonie d’abeilles, productrice de miel. Les effets ne se font pas attendre, Napoléon Ier que les attributs impériaux formés d’abeilles ont peut-être contribué à inspirer, donne ainsi une impulsion puissante à la pratique de l’apiculture. Le paysan retrouve un intérêt particulier à l’élevage d’abeilles complément important de revenu, d’autant que la cire reste une source supplémentaire de richesse, permettant au monde rural d’obtenir une relative aisance dès que le cheptel apicole atteint une dizaine de ruches.
L’administration impériale considère ce développement de l’apiculture avec le plus grand sérieux soutenant la création de « sociétés d’apiculteurs. » Une des première se crée à Colmar sous forme d’une « Société d’Emulation » dont le but est « d’avancer, d’agrandir et de consolider la prospérité du département. Ses méditations et ses travaux se [portent] sur toutes les branches de l’industrie, des arts mécaniques, du commerce, des fabriques, de l’économie domestique et rurale. »… « Animée de ce zèle patriotique, la société a dû naturellement porter sa sollicitude sur les soins qu’il convient de donner à l’éducation des abeilles et sur les moyens de multiplier les ruches dans notre département. »
À l’époque impériale et depuis le haut Moyen Age, la technique de récolte primitive n’a pas évolué. Par étouffage, le récoltant détruit la ruche en paille afin de récupérer les rayons de miel et de presser le tout. La Société d’Emulation désire remplacer la ruche en paille par une ruche en bois beaucoup plus rentable.
Malgré les efforts des autorités, après la fin de l’Empire, l’apiculture reste relativement peu pratiquée en Alsace-Lorraine. Une enquête, menée en 1841 par la préfecture du Bas-Rhin auprès de communes, porte sur le nombre de ruches présentes, la quantité et le prix du miel ainsi que de la cire. Les communes sont unanimes à indiquer que « le nombre de ruches a baissé les dix dernières années. » La cause principale évoquée est le climat. « Le froid, le brouillard et la pluviosité perturbent les abeilles ». Certaines communes mettent en cause les raffineries de sucre, toutes ces causes entraînant l’absence de rentabilité des ruches.
« À Huttenheim, près de Benfeld, en 1836, on compte quatre-vingts ruches, en 1841 on en recense vingt. » À Gresswiller, non loin de Mutzig, en six ans, le nombre de ruches est passé de deux cents à seize. À Heiligenstein, au Nord de Barr, les propriétaires de ruches se plaignent que « cela fait neuf ans qu’ils ne produisent plus rien. » Le village de Mackenheim, à l’Est de Sélestat, propose une explication plus proche de la réalité. « On ne peut pas fixer la quantité de miel de chaque ruche, vu que nos bourgeois ne connaissent pas trop bien la manière de conserver les abeilles. »
Une véritable révolution apicole, concomitante avec celle politique affectant toute l’Europe, a lieu en 1848 en Silésie, quand le docteur DZIERZON met au point le principe de la ruche à cadres mobiles.
En fait, il adapte vraisemblablement un modèle d’origine russe, la ruche de Prokopovich, issu de plusieurs siècles de diverses améliorations. Le pasteur silésien améliore les ruches locales en inventant le support mobile. En Thuringe, en 1853, le Baron de Berlepsch prolonge ce support de deux barres verticales, y ajoutant une barre transversale et met ainsi au point, le véritable cadre mobile. Vers 1852, le révérend Langstroth du Massachusetts, découvre également ce principe fondamental de l’apiculture moderne, sans que les deux inventeurs aient eu connaissance des travaux de l’autre.
Les premières ruches à cadres mobiles apparaissent vers 1856 en Alsace dans la vallée de Klingenthal. L’industriel Christian Vormwald, après un voyage d’initiation apicole en Thuringe, propage les techniques de l’apiculture « rationnelle » par le biais de conférences et d’expositions. Ce premier mouvement apicole alsacien moderne s’éteint quelques années plus tard. Au début des années 1860, le pasteur Frédéric Bastian, établi dans la région de Wissembourg, s’intéresse à l’apiculture « mobiliste » par opposition aux « fixistes » adeptes de la ruche traditionnelle et de l’étouffage. Il profite du voisinage du Palatinat, où se développe dès cette époque une société d’apiculture rationnelle, pour s’instruire des techniques apicoles modernes. Il s’abonne également au journal apicole d’Eichstätt (Eichstädter Bienenzeitung) dont les colonnes sont ouvertes à Dzierzon et à Berlepsch. À partir de 1865, il organise des réunions apicoles dans le jardin du presbytère protestant de Wissembourg.
Le mouvement apicole, qui rassemble à ses débuts une dizaine de curieux, gagne rapidement en ampleur. Bastian allie la pratique à la théorie et grâce à son enthousiasme et à ses qualités de vulgarisateur, le mouvement gagne en force et en importance. Le 1er octobre 1868, une douzaine d’apiculteurs se réunissent dans le jardin du pasteur à Wissembourg et fondent la Société d’Apiculture d’Alsace (Der Elsässische Bienenzüchterverein). Même si cette forme de regroupement apicole est fréquente dans les pays germaniques rhénans, une société apicole à vocation régionale demeure rare en France. Dans ce pays, le mouvement apicole reste dominé par la Société Centrale d’Apiculture de Paris. La Société d’Apiculture d’Alsace se rapproche davantage des regroupements allemands (propagation des ruches à cadres mobiles, division de la société en sections) que du mouvement français (discrédit de l’apiculture rationnelle, conservation des méthodes fixistes [ruches en paille], regroupement centralisé).
En 1868, Bastian met au point son propre modèle de ruche appelée plus tard ruche Bastian (Bastianstock) ou ruche alsacienne (Elsässerstock). Ce modèle, dérivé des ruches Berlepsch et Dzierzon, subit de nombreuses améliorations et ses mesures se fixent définitivement en 1873. D’autres transformations modifient la ruche Bastian au cours de la période étudiée. Les premières sections d’apiculture alsaciennes voient le jour en 1869 (Strasbourg, Reichshoffen, Niederbronn).
Si la guerre franco-allemande de 1870 déstabilise le jeune mouvement apicole alsacien, le rattachement de l’Alsace Moselle à l’Allemagne peut, dans le cas de l’apiculture, être considéré comme très positif.
La période 1871-1914 apparaît à l’historien de l’apiculture régionale comme un « âge d’or » de l’apiculture alsacienne et mosellane. La « science apicole est dans l’air du temps ».
Les sections apicoles se multiplient en Alsace et elles se rassemblent dès 1876 en fédérations de syndicats. En 1878 se crée une section mosellane. Les conférences et les manifestations déplacent les foules. Les méthodes rationnelles se propagent de manière fulgurante grâce à l’action de grandes personnalités apicoles comme Jacques Dennler, Charles Zwilling, Albert de Dietrich et Edouard Thierry-Mieg. Ces véritables professeurs ambulants (Wanderlehrer) parcourent l’Alsace du Nord au Sud pour propager les bonnes paroles apicoles. D’abord uniquement centrée sur le Bas-Rhin, la Société d’Apiculture d’Alsace s’ouvre au Haut-Rhin en 1873 et à la Moselle en 1878. Le regroupement devient la Société d’Apiculture d’Alsace-Lorraine (« Der Elsass-Lothringische Bienenzüchterverein »).
La société apicole d’Alsace édite un journal intitulé « Der Elsässische Bienenzüchter » (L’Apiculteur Alsacien) dès 1873 puis dès 1878 « Der Elsass-Lothringische Bienenzüchter (L’Apiculteur Alsacien-Lorrain) A partir de 1875, la revue bilingue (allemand-français), devient un journal apicole de grande qualité, lu tant en France que dans l’Empire allemand. Les ouvrages édités par la société apicole Alsace-Lorraine sont à la pointe de la technique apicole de l’époque. Ils sont recherchés et lus à travers la France et dans tout l’Empire allemand, suscitant en France des discussions acharnées opposant fixistes « patriotes » aux mobilistes à la « solde des boches ».
En Lorraine française, l’ abbé VOIRNOT, né en 1844 à MOIVRON, près de Pont-À-Mousson reconnaît vite les limites d’une conduite de ruche en utilisant le panier fixe.

L’abbé VOIRNOT dans son rucher utilise des paniers avec hausse et grille à reine, inventions d’un autre ecclésiastique lorrain voisin, l’Abbé COLLIN. Leur usage ne résout pas les problèmes de la conduite et l’adaptation de la ruche à une production optimale.
Après plusieurs saisons apicoles d’observation et de réflexion, l’abbé VOIRNOT publie en 1891 le traité princeps qui le fera connaître « l’Apiculture Eclectique »où il donne sa méthode d’apiculture et les dimensions raisonnées d’une ruche optimale.
« J’ai cherché à réunir en un seul modèle tous les perfectionnements conciliables que j’ai empruntés partout » dira-t-il.
Sa méthode connue un rapide et franc succès mérité car elle révolutionnait l’apiculture du 19° siècle comme le faisaient ses concurrents DADANT, LAYENS et LANGSTROTH, mais à l’époque son succès fut essentiellement régional et en périphérie, au Luxembourg, en Belgique, Suisse. Cette ruche est bien adaptée au petit producteur en milieu rigoureux ou en altitude. En Moselle, le système normalisé allemand ou la ruche alsacienne resteront majoritaires.
L’organisation de l’apiculture, en Lorraine hors Moselle, fut aussi son œuvre et nous lui en sommes redevables. Il est le fondateur de la Société Apicole de l’Est et l’artisan promoteur de la Fédération des Sociétés Françaises d’Apiculture qui aboutira à la création du Syndicat National d’Apiculture après la Grande Guerre.
LE 20° SIECLE
La Première Guerre mondiale marque la fin de cette période bénie en ce qui concerne l’apiculture alsacienne et mosellane. L’association, reconduite sous le nom de Société d’Apiculture d’Alsace et de Lorraine, devient le premier mouvement apicole français en nombre d’adhérents.
Malgré cette position, un certain malaise se développe dès les années 1920. L’enthousiasme des grands apiculteurs de la fin du XIXe siècle disparaît avec leur mort. Les expositions apicoles ne font plus recette et la crise des années 1930 se traduit par une mévente du miel. En 1926, la société d’apiculture fonde à Rouffach un Laboratoire des recherches et expérimentations apicoles. D’abord sous le contrôle des professeurs Diezinger et Juge, ce laboratoire revient en 1929 à Auguste Baldensperger et, déplacé à Guebwiller, devient le Centre de recherches apicoles. Spécialisé dans la recherche de maladies apicoles, ce laboratoire se heurte à un phénomène nouveau des années d’entre-deux-guerres et qui est toujours d’actualité. L’empoisonnement des abeilles dû aux insecticides agricoles se généralise. Les pulvérisations à base de produits contenant de l’arsenic deviennent courantes à partir de 1929 et le D.D.T. commence ses ravages dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
La Seconde Guerre mondiale constitue une parenthèse dans l’histoire de l’apiculture alsacienne et lorraine. Le regroupement apicole, intégré dans la politique apicole nazie, connaît une certaine forme de soutien de la part des autorités allemandes. Même si les services proposés peuvent paraître séduisants, très peu d’apiculteurs alsaciens intègrent les demandes nazies. Malgré cette forme de résistance, l’attitude de certaines personnalités apicoles et le fait que le soutien nazi en matière d’apiculture est réel, la Société d’Apiculture d’Alsace et de Lorraine ne sera pas ressuscitée après le conflit. Les apiculteurs se réfugient dans le cadre de fédérations départementales. Après de nombreuses tentatives de regroupements avortées, le mouvement apicole se joint au regroupement arboricole en 1952 grâce à l’action de Georges Kuntz et d’Auguste Baldensperger. L’Union des Fédérations apicoles et arboricoles d’Alsace et de Moselle voit le jour. Le regroupement apicole alsacien, malgré certaines difficultés d’entente, se maintient de manière active jusqu’à aujourd’hui.
AUJOURDHUI
Que représente l’apiculture aujourd’hui en Alsace-Lorraine?
La région Alsace dénombre, en 2001, 3290 apiculteurs se répartissant 35380 ruches (Bas-Rhin : 1720 apiculteurs, 18200 ruches ; Haut-Rhin : 1570 apiculteurs, 17180 ruches). En Moselle existe 1084 apiculteurs syndiqués en 2000, 895 en 2005, pour 35 000 ruches alors que l’ensemble de la Région Lorraine en compte 3800 apiculteurs dont 1500 dans les Vosges. Les apiculteurs professionnels ne sont qu’une trentaine sur les 2 régions vivant du seul revenu apicole, avec des cheptels ne dépassant qu’exceptionnellement 1000 ruches par exploitant. Le parc français est estimé à 1,3 Million de ruches en 2004 dont environ 170 000 dans les six départements d’Alsace-Lorraine.
En 1907, pour mémoire, l’Alsace Moselle comptait 9931 apiculteurs et 51014 ruches. En moins de cent ans, le nombre de propriétaires de ruches a été divisé par trois et le nombre de colonies d’abeilles par 1,5. Les apiculteurs se répartissent en 51 syndicats apicoles alsaciens (Bas-Rhin : 28 syndicats ; Haut-Rhin : 23 syndicats) et 22 en Moselle. Ces regroupements adhèrent chacun à une Fédération apicole départementale formant une Confédération Régionale. En Meuse, deux syndicats, tout comme en Meurthe et Moselle adhère avec la Moselle à la Confédération Régionale des Apiculteurs Lorrains rejoint par deux syndicat vosgiens sur les quatre existants. Les deux confédérations ont des liens étroits, la Lorraine disposant du CETAM dont le laboratoire très performant est largement utilisé par la profession. Les professionnels sont avec ceux de Champagne-Ardenne regroupés au sein du SAPLAC (moins de 30).
L'apiculture alsacienne et de Moselle connaît donc des difficultés liés comme en 1842 à un manque d'attrait économique évident. La moyenne d'âge des apiculteurs ne cesse de s'élever. Elle atteint désormais un niveau critique (entre 65 ans et 70 ans) et les effectifs ne se renouvellent plus (entre 3% et 4% de pertes de membres par an). L'apiculture interrégionale traverse de fait une période de crise.
« Les traitements utilisés par l'agriculture moderne, la mutation profonde de l'environnement dans les campagnes et les périphéries des villes limitant de plus en plus les emplacements pour exercer la pratique apicole, sans compter l'importation massive de miel, pour la plupart de mauvaise qualité, à des prix en dessous des frais de production en Europe expliquent, parmi d'autres causes sérieuses, le déclin de cette activité. Les apiculteurs, pour la plupart pluriactifs, trouvent rarement des successeurs au moment de leur départ à la retraite ».
Ce phénomène ne se rencontre pas uniquement en Alsace-Lorraine. La France et les autres pays membres de l’Union européenne connaissent la même crise apicole qui ne trouvera remède que dans la prise de conscience de l'importance écologique capitale de l'abeille dans l'environnement et sa capacité biologique à anticiper les crises et donc participer à leur prévention.
La surveillance phyto-sociologique de l'écosystème, la détection précoce des troubles induits par les polluants artificiels ou naturels, la transformation des conditions climatiques, leurs conséquences sur notre environnement et nos pathologies font de l'abeille une véritable sentinelle écologique indispensable et sans équivalent pour l'homme.
De productrice de miel et de cire, elle devient surtout pour ceux qui l'étudient de plus en plus, la garante du maintien de la qualité environnementale de notre milieu. Elle demeure à travers le maillage territorial indispensable des ruchers des petits producteurs de miel, notre allié le plus précieux et le plus vital pour permettre à nos descendants de vivre dans un monde habitable…
Dr BECKER Président Confédération Régionale des Apiculteurs Lorrains
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